T.rait R.eflet A.ction C.ontraste E.space S.ingulier
La crativit, c'est uniquement ce qui peut se dfinir
et se justifier comme science de la libert. Joseph BEUYS

l'art est autonomie et fait social. Theodor ADORNO

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Mon empreinte dans le quotidien

Troisime dition

Sophie NDORZOFF

La rsidence
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Chroniques
de Sophie Ndorzoff,
dans notre lettre actualit mai 2015


Nuages Sophie Ndorzoff 2015

La rsidence

Travailler in situ dans le collge implique forcment de s'adapter une ralit, celle du collge, celle de l'espace, celle du temps des lves et plus particulirement cette anne de l'actualit.

Le dpart de la rsidence qui implique de rester 4 semaines travailler dans la salle d'arts plastiques est fortement marqu par les attentats de Janvier.

Mon empreinte dans le quotidien dmarre avec un terrible constat et une question sur l'avenir, un horizon incertain et assez sombre.

Je dcide donc de travailler sur les nuages, de prendre de la hauteur et de me souvenir de la Loire, du ciel au dessus de la Loire que je traversais chaque matin pour allez au lyce .

La salle d'arts plastique tant elle aussi en hauteur cela permet d'observer
ce ciel et d'interroger l'avenir incertain comme une œuvre en gestation.

J'ai donc exprimenter et proposer aux lves de rflchir avec moi sur la constitution d'une œuvre.

Les premiers dessins, exprimentations, essais de matires etc. Les lves se sont pris au jeu et ils m'ont propos des nuages, des ciels divers et varis.

Ceux ci sont prsents avec l'oeuvre final comme autant de perspectives d'avenir.

Sophie Ndorzoff

Le ciel en 2015 Colette Besson


Nuages Collette Besson Sophie Ndorzoff 2015

*** Chroniques de Sophie Ndorzoff,
dans notre lettre actualit mai 2015
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    C'est la troisime anne, nous commenons le projet une semaine aprs les attentats. Comment prsenter le projet aux lves sans leur parler de Charlie?
    Nous choisissons de ne rien imposer de laisser circuler la parole librement, de parler s'ils en ont envie. Nous avons prpar des dessins glans gauche droite, hommage aux dessinateurs de Charlie et puis quelques caricatures du prophte aussi. Nous sommes dans un cours d'arts plastiques, nous intervenons en tant qu’artistes.

    Certains rient de bon cœur, d'autres ont le regard sombre.

    Une des consquence de ces attentats vous concerne directement car nous ne pouvons pas vous emmener Beaubourg.

    Quel est donc votre choix, o est donc votre libre arbitre ?

    Au fil de la journe la parole se libre entre eux et entre nous. C'est violent.
  J'ai peur madame de ce que je lis sur facebook. , on est pas aim

    Nous parlons de notre motion en tant qu'artistes, de l'immense talent de Cabu et de Wolinsky,  des artistes qui au cour s de l'histoire ont choqu et t censurs mais jamais assassins, de la libert d'expression et de la libert du blasphme .

    Nous parlons du fascisme, et de la chance de pouvoir tre ici dans cette classe parler librement sans risquer d'tre emprisonn ou tu.

    Nous ressortons de cette journe sonns, consterns et plein d'interrogations.

    Vont-ils toujours nous faire confiance ? Allons-nous pouvoir travailler ensemble ? Car nous n'y avons pas t de main morte, notre statut d'artiste intervenant nous a permis de parler sans ambages.


    La semaine suivante nous commenons les reprages dans le quartier.
C'est eux maintenant de crer en toute libert.

  Je veux construire un immense crayon sur la place Maurice Chevalier car la libert d'expression nous aussi l'cole nous ne pouvons pas toujours l'avoir
 Nous voulons parler de l'esclavage, nous allons travailler sur Mandela
Nous allons transformer la fontaine en une sculpture Peace and Love
Nous allons nous photographier, faire des caricatures et travailler sur les prjugs
Nous allons rebaptiser la rue en Lemon Charlie et ...
Nous allons ….

Kadidiatou :
     > Juste regarder de la peinture c'est pas cool, aller dans un muse et juste regarder a me gave. Il faut participer, j'aime a quand il faut faire. Tu te souviens c'est comme la Roulotte sur la place Palikao avec Guillaume. Et oui moi je te connais depuis que je suis la maternelle.
    Je veux faire un atelier sur le boulevard. Je veux que tout le monde participe. Il y a beaucoup de gens qui n'osent pas car ils pensent qu'ils sont nuls.
   >Tu veux le faire comment cet atelier ? Avec qui ? Tu donnes un sujet ?
    > Mais non ! Il faut avoir la libert de s'exprimer en peinture ! On met des bches, de la peinture, des pinceaux . Je veux que tout le monde s'amuse en peignant. Car le dessin on peut en faire un mtier et on peut en faire un plaisir.

    La magie est l et Charlie plane au dessus du quartier quoi qu'ils en aient dit. Le cheminement de leur pense s’claircit. Nous n'avons pas fini de discuter mais partir de maintenant c'est avec un crayon.

   Le 13 fvrier 2015

-->>le parcours T.R.A.C.E.S. : Virginie TRASTOUR, Sophie Ndorzoff,



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